Découverte Ile Maurice : des Arabes aux Portugais

Vous allez découvrir l’histoire de la découverte Ile Maurice par les Arabes jusqu’au jour où elle devint portugaise.

Il faut avant tout savoir que l’île Maurice était, au départ, une île déserte. Perdu au beau milieu de l’Océan Indien, ce paradis n’a jamais été connu au cours des temps bibliques : un jardin dont l’homme et la femme n’avait jamais eu connaissance. Car avant l’arrivée des premiers hommes au 2ème millénaire, l’île Maurice était un véritable jardin d’Eden : elle était dotée d’une flore endémique que l’on ne retrouvait nulle part ailleurs. Certes, des oiseaux, des insectes et quelques reptiles peuplaient l’île, mais jamais il n’y avait eu de mammifères qui avaient posés le pied sur cette terre de 1865 m².

Ce n’est qu’au Xème siècle que l’île Maurice fut, pour la première fois, découverte par des mammifères bipèdes : les hommes, et plus précisément des navigateurs arabes qui nommèrent ce morceau de terre Dina Arobi, qui signifie « île d’argent ». La trouvant mal placé dans l’Océan Indien, l’île ne portait aucun intérêt pour la population arabique en ce temps là. Souvenons-nous qu’à cette époque, les Croisades commençaient à peine en mer Méditerranée, et les Européens étaient encore loin de vouloir conquérir le monde.

Dina Arobi fut donc nommé par les arabes, et inscrite pour la première fois sur une carte. Il faudra attendre cinq siècles d’histoire pour que les Portugais qui, lassés des échanges avec les Ottomans qui avaient assis leur contrôle sur la route de Marco Polo, ouvrent en 1499 (cf. Vasco de Gama) une voie maritime vers les Indes Orientales en contournant le Cap de Bonne-Espérance. route des indesAu départ, les navigateurs portugais passent entre les rives de Madagascar et du Mozambique pour aller y chercher ces Africains qui vont connaître durant plusieurs siècles les horreurs de l’esclavage. Ce n’est qu’après avoir récupéré assez d’esclaves qu’un navigateur portugais nommé Diego Fernandez Pereira se lance à son tour à la conquête des Indes Orientales en 1502. Carte en main, il est le premier navigateur de l’Histoire à programmer de longer la côte orientale de Madagascar et faire escale sur cette petite île qu’il trouve à l’Est des côtes malgaches.

C’est ce qu’il fit : en janvier 1507 après une escale au Sud de Madagascar, le vaisseau de
Diego Fernandez Pereira s’aventure dans les eaux du vaste Océan Indien. L’équipage affronte les houles indiennes durant plusieurs semaines, et aperçoit la terre le 9 février 1507. Un relief grandiose se dessine en s’y approchant. Il contourne les côtes orientales de cette île volcanique, mais les vagues qui se fracassent contre les côtes le dissuade de s’en approcher. Pereira ne trouve aucun moyen de mettre les pieds sur cette terre inconnue. Il nomme cette île du nom du Saint du jour Santa Apollonia et continue son chemin vers le Nord-Est en direction de l’Inde.

Quelques jours plus tard, le navigateur et son équipage se retrouvent confronté à un manque de vivres. Les Portugais étaient très croyants à l’époque : les matelots ont donc demandé un miracle à Dieu. Deux jours plus tard, Pereira aperçoit une nouvelle terre. Le vaisseau du Cirne (« cygne » en français) longe la côte Est de l’île bordée d’un lagon somptueux que des récifs coralliens avaient mis des centaines de milliers d’années à construire, et qu’aucun navire ne pouvait approcher. Mais après quelques miles parcourus, Pereira trouve un moyen de franchir le lagon en ordonnant la traversée d’une passe naturelle bordée d’un îlot sans végétation (ils n’avaient pas trop le choix !). Le vaisseau franchit les bords de l’île de la Passe et accosta dans l’actuelle Baie de Grand Port.

Diego Fernandez Pereira et son équipage deviennent les premiers hommes, les premiers mammifères à poser le pied sur Dina Arobi, un joyau de l’Océan Indien riche en ressources exploitables. Des fruits et des légumes sont récoltés pour poursuivre la route vers les Indes Orientales, la route des épices dont la future île Maurice deviendra l’escale incontournable de nombreux navigateurs. Avant de partir, Pereira rebaptise l’île sous le nom de « ilha do Cirne ». Mais personne n’a jamais su si ce nom faisait référence à celui du vaisseau de Diego Fernandez Pereira ou à un curieux gros oiseau pataud que l’équipage portugais a certainement dû rencontré lors de son escale sur l’île : le dodo. Mais ça, c’est une autre histoire…

D’après vous, quel est le nom contemporain de Santa Apollonia, la première île qu’a découvert Diego Fernandez Pereira en 1507 ? 🙂

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1 réaction sur “ Découverte Ile Maurice : des Arabes aux Portugais ”

  1. Ping Pourquoi la République de Maurice n'a pas de langue officielle ?

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